Impression Aletsch marathon bike de Patrick Reusser Comme j’ai le super logiciel Swissgeo, j’avais pu voir avant ou était les sentiers et les chemins larges. Je savais qu’ils seraient nombreux. On fait 2km sur la grande route avant d’attaquer la première nano montée, soit 700m de D+ sans un seul mètre de plat. C’est une alternance de route goudronnée pas top et du chemin large. Je monte à un rythme tranquillou soit 145/150 p/min. 1ère descente, premier sentier, et une traversée de rivière bien chaude à pied. Yihaa j’adore cette esprit. 2ème belle surprise… OUI c’est sur sentier, mais parfois y a des gros voir très gros cailloux et parfois j’hésite même à poser pied. Bon les cailloux valaisans ont une adhérence largement supérieure aux cailloux jurassiens. Deuxième montée, euh j’ai jamais fait une bosse si dure de ma vie. 11km pour 1400m de D+. Bon j’y vais tranquille toujours au même rythme, je monte tranquille. Inutile de préciser que c’est long. Arrivé en haut c’est totalement magnifique. Pour ceux qui ont le vertige c’est à déconseiller car lorsqu’on regarde en bas on voit la vallée et si on lève plus haut le regard on voit tout les 4000m des alpes bernoises comme le Finsteraarhorn, et j’en passe. On attaque de l’autre coté, c’est une descente pas forcément intéressante car c’est du chemin large , mais bon y a quand même pas mal de virage. La descente se rattrape en se transformant en sentier dont un tapis d’aiguilles recouvre presque intégralement ce sentier. Y a aussi des racines et rigoles (pour éviter que ça ravine… y sont fou ses Suisses-alémaniques) et surtout virages. On réattaque une montée dans la vallée des cristaux de roche (Binntal). Ca monte tranquille mais c’est long. Arrivé en haut encore une magnifique vue, au Satulti (à prononcer comme un Suisse-allemand qui dit « ça tu l’tit , c’est peau» ) A peine passé le mon, encore une superbe descente de 700m de D- que sur du sentier. Que du plaisir et personne pour m’embêter. Le reste c’est une alternance de ptits coup de cul et de ptites descentes presque que sur du sentier dont certaines parties sont vraiment bien techniques et parfois mieux vaut pas se torcher du mauvais coté dans le Rhône en furie sinon c’est direction lac Léman. Après 5h10 de courses me voilà au pied de la dernière nano montée qui fait 1200 m de D+. Pour une fois je ne vais pas râler pour les quelques parties goudronnées. Au milieu de la montée, la pluie que j’avais prévu à 13h00 arrive avec 15minutes d’avance. Plus j’arrive vers la fin, plus mes jambes font mal, et plus mes sensations s’approchent de la cuite monumentale. Mais c’est en haut, j’hurle de joie, et il faut descendre. C’est sympa, mais vu mon état, je n’apprécie guère. Je rêve d’une route goudronnée toute droite qui amène directos à l’arrivée. Finalement, j’arrive complètement mort mais super content d’avoir terminé ces 4800m de D+ et d’avoir fait en dessous de 7h soit 6h43 et sans m’être torché sur ces magnifiques sentiers. En tout cas, une sacré belle course qui est franchement nettement plus plaisante que le GRC. |